Intervention française au Mali : Leila Aïchi soutient, MAIS …

Dans les périodes de crises intenses, le courage et le sens des responsabilités appellent à  des réponses claires.

C’est pourquoi la Sénatrice Leïla AÏCHI soutient l’intervention de la France au Mali, qui s’inscrit dans le cadre de la légalité internationale.

Pour autant, clarté n’est pas synonyme de schématisme.

En effet, au-delà des modalités d’interventions, cette nouvelle crise pose de manière dramatique la relation de la France et de l’Europe avec l’Afrique.

En qualité de membre du bureau de la Commission des affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, Madame AÏCHI considère qu’il est urgent de changer de paradigme stratégique. La crise malienne en est la triste illustration.

Gagner un conflit, c’est d’abord gagner la paix. Pour cela, la France et l’Europe doivent d’abord porter leur concours à la mise en place d’institutions légitimes et démocratiques pérennes, répondant aux aspirations de la société civile. De même, des plans de coopération pour le développement d’économies réellement durables et solidaires constituent une priorité.

Au surplus, stigmatiser une communauté au nom d’une « guerre contre les terroristes » relève d’une logique de guerre de civilisations, et risque d’encourager des tentations génocidaires. Ainsi, il importe de respecter le peuple touareg dans son identité, et d’éviter à tout prix de le réduire à un nouveau bouc-émissaire bien commode. Il en va de la concorde civile dans la région.

Pour Leila AICHI, cette crise est une nouvelle illustration de l’origine environnementale et énergétique des conflits du XXIème siècle. Ainsi, au Sahel, les périodes de sécheresse conduisent à une insécurité alimentaire, aggravant les tensions entre communautés. Il en est de même en Somalie, théâtre du funeste dénouement de la prise d’otage de l’agent Denis Allex. Dans cette région, la surpêche a privé les communautés locales de ressources halieutiques, entretenant ainsi la pauvreté, terreau du terrorisme. Au Darfour également, on constate que les enjeux environnementaux ont été de première importance dans le déclenchement de la crise, bien au-delà de l’aspect ethnique ou d’une hypothétique guerre de civilisations.

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